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  • Publication : 23 04 2010
  • Catégorie :La recherche médicale et génétique

Trophos : Première mise sur le marché en 2012    

Spécialisée dans les thérapeutiques innovantes en neurologie et en cardiologie la société Trophos devrait mettre ses premiers produits sur le marché en 2012. L’innovation pharmaceutique nécessitant des investissements importants de R&D avec des retours sur le long terme elle a eu à faire face à de forts besoins de financements. Oséo, avec qui nous publions ce dossier, a accompagné cette entreprise créée en 1999 à plusieurs étapes de son développement.
La société de biopharmaceutique Trophos SA devrait mettre ses premiers produits sur le marché en 2012. « C’est un processus plutôt rapide pour ce secteur d’autant que les fondateurs [le neurobiologiste Christopher Henderson, le chimiste Jean-Louis Kraus et le biologiste Olivier Pourquié] n’avaient qu’une technologie de base qu’il fallait développer, mettre au point puis exploiter pour découvrir de nouvelles molécules prometteuses » raconte Damian Marron, Président du Directoire de Trophos.

L’olesoxime (TRO19622) en vert cible les mitochondries (en rouge). © Trophos

Des thérapeutiques innovantes en neurologie et en cardiologie


Spécialisée dans le développement au stade clinique de thérapeutiques innovantes en neurologie et en cardiologie, Trophos a été établie sur la base d’une technologie de recherche développée par l’Université de Marseille. Il s’agit d’une plateforme de composés chimiques brevetés d’oximes du cholestérol générant des candidats médicaments. Plus de 40 000 composés ont été « screenés » sur la plateforme de criblage de Trophos. « Nous évoluons dans un secteur qui peine à trouver des financements dans la mesure où les retours, non garantis, se placent sur le temps des recherches et des essais qui durent de 10 à 15 ans ». Le soutien d’Oséo a donc été fondamental pour cette société créée avec un capital de 250 000 francs à l’époque, soit environ 38 000 €, versé par les fondateurs.

Le soutien d’Oséo


L’organisme public a ainsi accordé 4 millions d’euros à Trophos depuis sa création en avances remboursables via quatre contrats de soutien au développement. « La première aide nous a permis de mettre en place la plateforme de criblage, qui est la technologie à la base de la société. Aujourd’hui, ce sont les essais cliniques qui sont soutenus » raconte Damian Marron. « Un des atouts majeurs de la banque publique est son aptitude à intervenir sur des projets différents en termes de maturité. Notre intérêt repose également sur la capacité de l’organisme à suivre la société dans le temps et à comprendre les enjeux scientifiques et techniques des projets » ajoute Christine Placet, Directrice Administrative et Financière.

Recours au capital risque

Sans cesse en recherche de financement pour assurer son développement, Trophos a eu recours au capital risque dès 2000. Elle cumule actuellement 29 millions d’euros de financement par ce biais pour un montant total d’investissements de 58 millions d’euros. Parallèlement, la société sollicite des financements publics et associatifs sur des projets précis.
Pour l’un d’entre eux, MitoTarget, Trophos a reçu des financements européens. Ce projet collaboratif porte sur une maladie orpheline neurodégénérative, la Sclérose Latérale Amyotrophique (maladie de Charcot), qui touche 90 000 personnes dans le monde. Impliquant 17 partenaires issus de 5 pays, MitoTarget comprend un essai clinique de phase 2/3 sur 500 patients avec Olesoxime (TRO19622), la molécule phare de Trophos.

Partenariat avec l’AFM

L’entreprise travaille sur une autre maladie neurodégénérative orpheline, l’amyotrophie spinale infantile, dans le cadre d’un contrat de financement de recherche avec l’Association française contre les myopathies (AFM). L’objectif est de démarrer un essai clinique de phase 2 en 2010 avec Olesoxime. Un programme est également mené en cardiologie. Une molécule sélectionnée sur la plateforme de criblage est développée pour être testée dans le traitement des lésions cardiaques ischémiques.

 

Source : ici